Cerveau et nutrition : quel est le lien ?


Bien que l’espérance de vie ait continué à augmenter durant la dernière décennie, atteignant pour la France 80 ans pour les hommes et 85.6 ans pour les femmes, le cerveau humain resterait quant à lui très vulnérable, au regard de la recrudescence de certaines maladies neurodégénératives telles que Parkinson ou Alzheimer. Comment expliquer ce phénomène ?

Tout d’abord, il faut savoir que l’alimentation influence grandement le fonctionnement du cerveau ainsi que nos capacités intellectuelles et d’apprentissage. Déjà pendant la grossesse, les nutriments reçus par l’embryon dans le ventre de la maman déterminent le développement et la multiplication des neurones ainsi que la qualité des connexions entre ces derniers. De même, un manque de fer peut empêcher le développement normal du cerveau et diminuer les capacités cognitives de l’enfant après la naissance.

Glucose et oxygène

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Au niveau physiologique, le cerveau est un grand consommateur de glucose et d’oxygène, ces deux éléments représentant la majorité de ses besoins. Un manque d’une de ces deux substances peut rapidement devenir dangereux. Ainsi, après trois minutes sans oxygène, le cerveau est endommagé, et cela de façon irréversible.

En revanche, il n’est pas nécessaire de manger en continu pour alimenter le cerveau en glucose. Cela s’explique par les réserves de glucose de l’organisme, notamment dans le foie, qui sont déstockées en cas de besoin pour nourrir le cerveau. Et si ces réserves ne suffisaient pas, l’organisme possède la capacité de créer du glucose à partir d’acides gras : ce sont les corps cétoniques. C’est pourquoi même en période jeûne, le cerveau ne manquera jamais de glucose. Certaines études ont même démontré que les corps cétoniques ont une influence positive sur le fonctionnement et la stimulation du cerveau, ainsi que dans les cas d’épilepsie chez l’enfant et d’Alzheimer.

Par ailleurs, la nutrition du cerveau évolue au cours de la vie. En effet, selon le Journal of Gerontology et le Journal Neurobiology of Learning and Memory, l’approvisionnement en glucose se fait moins facilement lorsqu’on prend de l’âge. Cela implique davantage de difficulté à se concentrer et à mémoriser.

Mais cela n’est pas irréversible. Les plus âgés peuvent tout à fait retrouver leurs performances d’antan. Tout simplement car le cerveau est un formidable outil qui maintient et augmente ses performances avec de l’entrainement régulier. Alors n’hésitez plus : lecture, mots-croisés, calculs, échecs, écriture… sont autant de moyen de garder un cerveau vif et réactif.

Bien nourrir son cerveau

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Tout d’abord, voyons ce qu’il faudrait diminuer un maximum, tout en préservant un équilibre alimentaire correct. Evitez autant que possible les céréales raffinées, l’alcool, la viande en grande quantité, les plats industriels et les graisses saturées de mauvaise qualité.

Le sucre est à modérer absolument car il agirait négativement sur les capacités de mémorisation. Les édulcorants type aspartame sont à bannir également car ils ont été reconnus comme étant neurotoxiques, tout comme le fructose qui altère la capacité d’apprentissage.

Concrètement, que mettre dans son assiette ?

Des acides gras oméga 3 : huiles de colza, lin, noix, chanvre, cameline, graines de lin, graines de chia, noix, maquereau, sardines, saumon…

Des antioxydants : tous les fruits et légumes frais, surtout ceux très colorés : poivron, persil, carotte, abricots, cerise, baies (mûres, myrtilles, goji, canneberges…), avocat, noix, thym, cacao cru, curcuma

Des vitamines A : foie de poisson, jaune d’œuf, graisse des produits laitiers, abricot, asperge, carottes, épinards, feuilles vertes, melon, orange, tomate, spiruline…

Les vitamines B : jaune d’œuf, viandes blanches et rouges, produits laitiers, céréales complètes, légumineuses, oléagineux, banane, céréales germées, levure de bière…

De la vitamine B9 (acide folique) : légumes à feuilles vert foncé (persil, fanes, mâche, épinards…), lentilles, pois chiche, céréales complètes, noix, flocons d’avoine, foie de veau/bœuf

De la vitamine E : huile de foie de morue, beurre, jaune d’œuf, foie, huile de germe de blé extraite à froid, céréales complètes, amandes, laitues, épinards, huile de noix…

 

Anne-Flore Martinez naturopathe Rennes

 

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